Le diabète en France aujourd’hui : un enjeu majeur de santé publique
Le diabète touche plus de 4 millions de personnes en France, et ce chiffre continue d’augmenter. On distingue principalement deux types principaux de diabète mais il y différentes formes de diabète (jusqu’à 6 types de diabètes identifiés à ce jour) :
- Le diabète de type 1, maladie auto‑immune, apparaît souvent chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte jeune. Il nécessite une insulinothérapie à vie.
- Le diabète de type 2, le plus fréquent (près de 90 % des cas), survient généralement après 40 ans mais touche désormais des personnes plus jeunes. Il est lié à un ensemble de facteurs : génétiques, environnementaux, sédentarité, alimentation, surpoids.
Le diabète est une maladie chronique, souvent silencieuse, mais qui peut entraîner des complications importantes : cardiovasculaires, rénales, oculaires, neurologiques. C’est pourquoi le repérage, l’information et l’accompagnement sont essentiels, que l’on soit professionnel, aidant ou bénévole.
Aujourd’hui, les avancées technologiques (capteurs, lecteurs, pompes, algorithmes) et les nouveaux traitements permettent une prise en charge plus fine, mais nécessitent une montée en compétences pour mieux comprendre, expliquer et accompagner les personnes concernées.
En France, le diabète est au cœur des enjeux de prévention, d’éducation à la santé et d’accompagnement du quotidien. C’est une maladie fréquente, complexe, mais pour laquelle l’information et le soutien font une vraie différence.
Le diabète, c’est quoi ?
Le diabète est un trouble complexe affectant le processus d’assimilation, d’utilisation et stockage des sucres provenant de l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose élevé dans le sang, appelée l’hyperglycémie. (A noter, une glycémie dite « normale » est située entre 0,70 et 1,10 g/l)
Le diabète se caractérise par une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé. Les deux principaux types de diabète: de type 1 et de type 2, sont des maladies distinctes mais toutes deux caractérisées par un excès de sucre dans le sang et qui nécessitent une prise en charge sérieuse. Il n’y a pas de “ petits ” diabètes.
Le diabète de Type I
- Touche environ 6% des patients en France.
- Généralement détecté pendant l’enfant et l’adolescence (prédominance chez les personnes de moins de 20 ans), il peut cependant survenir à tout âge de la vie.
- Cette forme de diabète résulte de la destruction progressive des cellules bêta du pancréas, responsables de la production d’insuline. Cette hormone joue un rôle fondamental dans la régulation de la glycémie. L’évolution de cette destruction cellulaire entraîne une carence totale en insuline et l’impossibilité de contrôler le taux de sucre (glycémie).
- Les formes familiales sont très rares, moins de 10% et souvent n’atteignent pas systématiquement chaque génération.
Le diabète de Type II
- Forme prédominante de diabète en France (près de 92% des cas diagnostiqués).
- Il survient généralement chez les personnes de plus de 40 ans, mais de plus en plus d’adolescents et de jeunes adultes sont concernés du fait du développement de plus en plus précoce dans la population de l’excès pondéral. Une évolution notable de la maladie, avec une phase silencieuse de 5 à 10 ans précédant le diagnostic.
- Un des modes de révélation du diabète de type II est malheureusement l’accident cardiovasculaire (accident vasculaire cérébral ou infarctus du myocarde).
- Deux anomalies sont responsables de l’hyperglycémie : l’insuline produite par le pancréas agit mal et on parle d’insulinorésistance ; le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais insuffisamment par rapport à la glycémie et on parle d’insulinopénie. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et se concentre dans la circulation sanguine, menant à l’hyperglycémie.
- Facteurs génétiques (antécédents familiaux) et environnementaux (alimentation, sédentarité, surpoids, tabagisme…) sont liés à la survenue et l’accroissement du diabète de type 2.
- Sensibiliser, prévenir et adapter l’hygiène de vie est donc incontournable pour limiter la survenance du diabète de type 2.
La Fédération Française des Diabétiques a publié une vidéo ludique et explicative des Diabètes, que vous pourrez retrouver sur ce lien.
Les autres types de diabète spécifiques ou rares : le diabète gestationnel, le diabète de type MODY (Maturaty Onset Diabetes of Youth), le diabète secondaire à une maladie ou à la prise de médicaments, le diabète néonatal
- Un troisième diabète, temporaire ou révélateur d’un diabète antérieur, est le diabète gestationnel (ou aussi appelé « diabète de grossesse »). Il est caractérisé par une augmentation de la glycémie qui apparaît pendant la grossesse et qui disparaît après l’accouchement.
- Le diabète MODY est une forme rare de diabète causée par la mutation d’un seul gène. Il apparaît souvent avant 40 ans et possède un caractère familial marquant.
- Le diabète secondaire à une maladie est une complication fréquente pour les patients atteints de mucoviscidose. Il est insulinodépendant mais reste différent du diabète de type 1. Le LADA (Diabète auto-immun latent de l’adulte) est une sorte de diabète de type 1 qui s’installe très lentement chez les personnes adultes. Le pancréas perd sa capacité à produire de l’insuline de manière progressive. Il peut apparaître lors d’une maladie du pancréas ou après chirurgie du pancréas. Certains médicaments, comme les corticoïdes, peuvent augmenter la survenue d’un diabète.
- Le diabète néonatal est RARE. Il apparaît dans les 6 premiers de vie de l’enfant. D’origine génétique, il peut être permanent (DNP) ou transitoire (DNT).
Sources et articles pour aller plus loin : Article sur le diabète par la FFD , Etat des lieux par la Fondation APHP, article sur les différentes formes de diabète par l’Assurance Maladie
À retenir
- Le diabète touche plus de 4 millions de personnes en France et progresse chaque année.
- Le type 1 et le type 2 sont deux maladies distinctes, mais toutes deux marquées par une hyperglycémie chronique.
- Le diabète est souvent silencieux, mais peut entraîner des complications graves s’il n’est pas repéré et accompagné.
- Une bonne information, un suivi adapté et un accompagnement au quotidien font une vraie différence pour les personnes concernées.
Se faire accompagner : Une priorité
Votre médecin traitant et le diabétologue restent vos interlocuteurs privilégiés en cas de doute ou pour vous accompagnement médicalement.
La Maison de la Nutrition et du Diabète organise des temps de sensibilisation au diabète, et accompagne patients, famille et aidants lors de rendez-vous avec les bénévoles de notre association.
N’hésitez pas à prendre contact avec nous !







